La sortie d’Android 16 marque une nouvelle étape pour l’écosystème mobile de Google. Cette version, déjà en phase avancée de test, promet d’améliorer la stabilité, la sécurité et l’expérience globale des utilisateurs. Mais comme à chaque fois, une question brûle toutes les lèvres : quels téléphones auront la chance de recevoir Android 16, et lesquels resteront bloqués sur les anciennes versions ?
L’enjeu est loin d’être anodin. Aujourd’hui, la durée de suivi logiciel influence directement l’acte d’achat. Selon Counterpoint Research, près de 65 % des acheteurs Android placent la durée des mises à jour parmi leurs trois critères les plus importants. Dans un marché ultra-compétitif, les constructeurs savent que négliger ce point peut leur coûter cher.
Les Google Pixel sont toujours en tête lorsqu’il s’agit de recevoir une nouvelle version d’Android. C’est logique : Google développe le système et optimise ses propres appareils en priorité.
Depuis la sortie du Pixel 8, Google a étendu son engagement à 7 ans de mises à jour système et de correctifs de sécurité. Un chiffre impressionnant, quand on sait que la moyenne du marché se situe autour de 3 à 4 ans. Cela place les Pixel parmi les smartphones Android les plus durables.
Samsung est le seul constructeur capable de rivaliser avec Google en matière de vitesse de déploiement. La marque a construit sa réputation sur un suivi logiciel bien plus long qu’autrefois.
Samsung applique désormais 4 ans de mises à jour système et 5 ans de correctifs, ce qui dépasse la plupart de ses concurrents. Selon les données de StatCounter, plus de 40 % des smartphones Samsung actifs dans le monde utilisent déjà une version d’Android sortie depuis moins de 18 mois, preuve de la rapidité du déploiement.
Avec Android 16, Xiaomi continue sa transition vers HyperOS, qui remplace progressivement MIUI. L’interface maison est désormais le canal unique pour recevoir les nouveautés.
Contrairement à Samsung, Xiaomi limite souvent la durée de suivi sur ses modèles d’entrée de gamme. Résultat : de nombreux smartphones vendus à bas prix resteront bloqués sur Android 15. C’est un choix stratégique, car cela pousse certains utilisateurs à renouveler plus rapidement leur appareil.
OnePlus, aujourd’hui intégré au groupe Oppo, a toujours mis en avant son suivi logiciel comme argument de vente. La marque suit désormais un rythme proche de Samsung, avec 4 ans de mises à jour Android et 5 ans de correctifs sur ses modèles premium.
Cela reste plus limité que Google, mais les utilisateurs OnePlus peuvent encore compter sur une longévité correcte, surtout sur les modèles haut de gamme.
Chez Oppo, la gamme Find reste la priorité. Les Find X7, X6 Pro et Reno 11 recevront Android 16 sans surprise. Realme, qui cible un public plus jeune et plus abordable, proposera la mise à jour sur ses Realme GT5 et GT Neo 6.
Ces marques garantissent en général 3 à 4 ans de suivi logiciel. C’est suffisant pour accompagner un cycle de renouvellement moyen (environ 3 ans en Europe selon Kantar), mais en dessous de Google et Samsung.
Honor, désormais indépendant de Huawei, cherche à rattraper son retard. Les Honor Magic 6, Magic 6 Pro et Magic V2 sont confirmés pour Android 16. En revanche, les gammes intermédiaires devront attendre plusieurs mois.
Motorola reste plus lent et sélectif. Seuls les Edge 50 Ultra et Razr 50 sont assurés de passer à Android 16. Pour le reste, le suivi logiciel reste un point faible. Selon une enquête de Canalys, seuls 55 % des Motorola lancés en 2022 étaient encore mis à jour deux ans après leur sortie, loin derrière Samsung ou Google.
Deux raisons principales expliquent l’exclusion de certains modèles :
L’Union Européenne pousse cependant à plus de durabilité. Un projet de règlement propose d’imposer au moins 5 ans de mises à jour pour tous les smartphones vendus en Europe, ce qui pourrait changer la donne d’ici peu.
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Pour savoir si votre modèle est concerné, trois méthodes fiables existent :
De manière générale :