Le capteur 200 mégapixels du Galaxy S25 Ultra attire immédiatement l’attention parce qu’il promet un niveau de détail rarement atteint sur smartphone. Pourtant, une question apparaît très vite après l’achat. Une photo aussi lourde consomme combien d’espace réel dans la mémoire du téléphone ? Derrière l’impression d’avoir 256 Go disponibles se cache une réalité beaucoup moins spectaculaire une fois Android, les applications système et les fichiers temporaires installés.
Sur la version 256 Go du Galaxy S25 Ultra, l’espace réellement disponible tourne autour de 222 Go à 223 Go après configuration initiale, le reste étant occupé par le système et les fichiers préinstallés. Cela signifie qu’avant même de prendre la première photo, une partie du stockage est déjà utilisée.
À partir de là, le calcul devient plus intéressant. Car une photo en 200 MP n’a absolument rien à voir avec une photo classique prise en mode 12 MP.
Samsung équipe le Galaxy S25 Ultra d’un capteur principal de 200 MP capable de produire des images allant jusqu’à 16 320 × 12 240 pixels. Cette définition énorme apporte davantage de matière pour recadrer, zoomer après la prise ou conserver des textures très fines.
Mais ce niveau de détail a un coût direct.
Les tests observés montrent qu’une photo enregistrée en 200 MP occupe généralement entre 20 Mo et 85 Mo, selon la scène photographiée, le niveau de détail, la luminosité et le format de compression utilisé.
Un paysage urbain très détaillé, une végétation dense ou une scène riche en textures produit souvent des fichiers plus lourds qu’un portrait avec arrière plan flou.
Cette variation explique pourquoi deux utilisateurs peuvent obtenir des capacités de stockage totalement différentes avec pourtant exactement le même téléphone.
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Pour obtenir une estimation réaliste, il faut partir du stockage réellement libre et non des 256 Go annoncés.
Avec environ 222 Go disponibles, cela représente environ 222 000 Mo exploitables après installation du système.
À partir des tailles observées sur les photos 200 MP, on obtient plusieurs scénarios.
Une photo légère autour de 20 Mo permet théoriquement de stocker environ 11 000 photos.
Une photo plus représentative autour de 40 Mo permet d’enregistrer environ 5 500 photos.
Dans un scénario plus lourd autour de 60 Mo, on descend vers 3 700 photos.
Si chaque fichier approche 85 Mo, la capacité réelle tombe autour de 2 600 photos.
En utilisation réelle, la plupart des utilisateurs photographiant en permanence en 200 MP se situeraient souvent dans une zone comprise entre 3 500 et 6 000 clichés avant saturation du stockage.
Ce chiffre paraît élevé mais il faut garder à l’esprit que vidéos, applications, téléchargements et mises à jour occupent rapidement plusieurs dizaines de gigaoctets.
Le paradoxe du Galaxy S25 Ultra est que son mode photo le plus spectaculaire n’est pas forcément celui utilisé le plus souvent.
Par défaut, Samsung travaille généralement en regroupement de pixels afin de produire des images de 12 MP beaucoup plus légères tout en conservant une excellente qualité visuelle. Des observations montrent qu’une photo standard tourne souvent autour de 4 à 8 Mo en JPEG, parfois encore moins en HEIF.
L’écart devient énorme.
À stockage égal, plusieurs dizaines de milliers de photos 12 MP peuvent tenir dans le même espace occupé par quelques milliers de clichés 200 MP.
C’est précisément pour cette raison que beaucoup d’utilisateurs gardent le mode haute résolution pour certaines situations seulement. Recadrage important, architecture, paysages très détaillés ou impressions grand format restent des scénarios plus adaptés que les photos du quotidien.
Des retours publiés par la communauté montrent d’ailleurs que beaucoup abandonnent le 200 MP en permanence après avoir constaté le poids très élevé des fichiers et le peu de gain visible sur un affichage classique.
Le format d’enregistrement joue lui aussi un rôle important dans la capacité totale disponible.
Le Galaxy S25 Ultra prend en charge HEIF ainsi que JPEG, avec HEIF conçu pour réduire la taille des fichiers à qualité équivalente dans de nombreuses situations.
Sur une bibliothèque de plusieurs milliers de photos, le gain peut représenter plusieurs dizaines de gigaoctets récupérés.
Ce détail paraît secondaire au départ mais il devient rapidement visible pour quelqu’un qui photographie souvent en haute définition.
Le seul point à garder en tête reste la compatibilité. Certains logiciels ou plateformes continuent parfois de mieux gérer le JPEG classique.
La réponse dépend surtout de la manière de photographier.
Pour quelqu’un qui active ponctuellement le mode 200 MP afin de conserver davantage de détails sur certaines scènes, 256 Go restent largement suffisants pendant longtemps.
En revanche, une personne qui photographie quotidiennement en pleine résolution, filme également en haute définition et conserve toute sa bibliothèque localement peut remplir l’espace disponible beaucoup plus rapidement qu’elle ne l’imagine.
Le chiffre spectaculaire de 200 MP donne l’impression d’une réserve infinie de détails. En réalité, il faut surtout retenir une idée simple. Sur un Galaxy S25 Ultra de 256 Go, il est raisonnable d’attendre entre environ 3 500 et 6 000 photos de 200 MP dans des conditions réelles, avec des écarts importants selon le format choisi et le type de scènes capturées.