Avec le Galaxy S26 Ultra, Samsung remet en avant son célèbre zoom 100x, présenté comme l’une des vitrines photographiques du smartphone. Sur le papier, cette promesse impressionne immédiatement. Lire un panneau situé à plusieurs centaines de mètres, capturer un monument très éloigné ou photographier la lune depuis un téléphone donne l’impression d’un bond spectaculaire dans la photographie mobile.
Pourtant, derrière ce chiffre spectaculaire, la réalité est beaucoup plus complexe. Le zoom 100x du Galaxy S26 Ultra ne repose pas uniquement sur un grossissement optique classique comme celui d’un appareil photo professionnel. Une grande partie du rendu final dépend du traitement logiciel, de l’intelligence artificielle et de la reconstruction numérique des détails.
Samsung combine plusieurs technologies :
Le résultat peut être impressionnant à l’écran, mais la qualité réelle varie énormément selon le niveau de zoom utilisé.
Le premier élément souvent mal compris concerne la différence entre zoom optique et zoom numérique.
Sur le Galaxy S26 Ultra, le véritable grossissement optique repose principalement sur un téléobjectif 5x de 50 mégapixels accompagné d’un second module 3x. Cela signifie que l’appareil dispose physiquement d’un agrandissement réel jusqu’à environ 5x.
Au-delà, Samsung utilise plusieurs méthodes logicielles pour aller plus loin :
Entre 5x et 10x, les résultats restent très convaincants car le capteur conserve encore suffisamment d’informations natives.
Le smartphone exploite alors la haute définition du capteur pour produire une image détaillée sans perte massive de qualité.
C’est surtout après ce seuil que le traitement logiciel devient dominant.
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La zone comprise entre 10x et 30x représente probablement le véritable terrain fort du Galaxy S26 Ultra.
À ce niveau :
Samsung utilise ici un système très agressif de reconstruction d’image.
L’algorithme analyse :
L’intelligence artificielle tente ensuite de reconstituer des détails absents ou dégradés par le zoom numérique.
Sur un écran de smartphone, le rendu paraît souvent impressionnant. Les bâtiments éloignés, les panneaux ou certains sujets urbains restent lisibles.
Cependant, en observant les clichés de plus près, plusieurs phénomènes apparaissent :
Le résultat reste néanmoins très performant pour un smartphone aussi compact.
Le véritable débat commence au niveau du zoom 100x.
À cette distance, le capteur ne capture plus suffisamment d’informations réelles pour produire naturellement une image nette.
Samsung s’appuie alors massivement sur son moteur de traitement IA.
Le système tente de :
Le problème est que l’algorithme ne “voit” pas réellement les détails absents. Il tente surtout de les deviner à partir des informations disponibles.
Cela produit parfois des images spectaculaires à première vue, mais moins réalistes lors d’une observation détaillée.
Le zoom 100x devient alors davantage un outil de dépannage ou d’observation qu’un véritable mode photo haute qualité.
Il peut servir à :
En revanche, pour un tirage photo ou une image détaillée destinée à être recadrée, le rendu reste très éloigné d’un vrai téléobjectif professionnel.
Le terme Space Zoom utilisé par Samsung joue aussi un rôle marketing très important.
Le chiffre 100x crée immédiatement un effet spectaculaire auprès du grand public. Peu de personnes analysent réellement la manière dont ce grossissement est obtenu.
Dans la pratique, plusieurs éléments rendent ces démonstrations impressionnantes :
À première vue, le smartphone donne l’impression de voir extrêmement loin avec une grande netteté.
Mais cette sensation vient en grande partie du travail logiciel réalisé après la capture.
Samsung ne cache pas totalement cette approche, mais le chiffre 100x reste souvent interprété comme un grossissement optique pur, ce qui n’est pas le cas.
Le niveau de lumière influence fortement le rendu du zoom longue distance.
En plein jour :
Dans ces conditions, les résultats peuvent être très impressionnants jusqu’à 30x et parfois même au-delà.
En revanche, dès que la luminosité baisse :
Le zoom 100x devient alors beaucoup plus artificiel.
Les scènes nocturnes ou faiblement éclairées mettent rapidement en évidence les limites physiques d’un capteur de smartphone.
Photographier à 100x depuis un smartphone représente un énorme défi physique.
Le moindre mouvement de main est amplifié de manière spectaculaire.
Samsung combine donc plusieurs technologies :
Le téléphone capture souvent plusieurs images successives afin d’en fusionner certaines parties plus nettes.
Cette méthode améliore fortement le résultat final, surtout sur les sujets immobiles.
Malgré cela, plusieurs difficultés persistent :
Les performances dépendent donc énormément de la stabilité de la scène photographiée.
Le paradoxe du Galaxy S26 Ultra est que ses meilleurs résultats apparaissent souvent bien avant le zoom maximal annoncé.
Entre 3x et 10x :
Même entre 10x et 30x, le smartphone reste très impressionnant pour un appareil mobile.
C’est surtout au-delà que l’algorithme prend progressivement le dessus sur les informations réellement capturées par le capteur.
Le zoom 100x devient alors davantage une démonstration technologique qu’un véritable outil photo professionnel.
Le Galaxy S26 Ultra illustre parfaitement la direction actuelle de la photographie mobile : associer capteurs physiques et intelligence artificielle pour dépasser les contraintes matérielles.
Les smartphones restent extrêmement limités par :
Pour atteindre un zoom aussi élevé, Samsung doit donc compenser par du traitement logiciel avancé.
Le résultat peut être spectaculaire pour certains usages rapides, notamment sur écran mobile.
Mais derrière le chiffre “100x”, une grande partie du rendu final repose sur des calculs logiciels capables de recréer artificiellement des détails que le capteur ne peut plus réellement capturer à cette distance.