Lorsqu’on achète un smartphone, on regarde souvent la qualité de l’appareil photo, la puissance du processeur ou l’autonomie. Mais peu d’utilisateurs prêtent attention à une donnée pourtant déterminante : le DAS, ou débit d’absorption spécifique.
Ce paramètre indique la quantité d’énergie émise par un téléphone et absorbée par le corps humain lors de son utilisation. C’est un indicateur directement lié à la sécurité sanitaire de l’utilisateur.
En Europe, comme ailleurs, les autorités imposent des valeurs limites pour protéger le consommateur. Pourtant, peu de gens savent réellement à partir de quel niveau un DAS devient préoccupant.
Le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) se mesure en Watt par kilogramme (W/kg). Il exprime la puissance des ondes électromagnétiques absorbées par les tissus du corps humain lorsqu’ils sont à proximité d’un émetteur radio (ici, votre téléphone).
Plus le DAS est élevé, plus l’énergie absorbée est importante.
En laboratoire, cette valeur est déterminée à l’aide de mannequins artificiels remplis d’un liquide simulant la conductivité des tissus humains. L’objectif est d’évaluer le réchauffement potentiel des cellules exposées aux ondes radiofréquences.
👉 En clair : le DAS ne mesure pas la toxicité directe des ondes, mais leur effet thermique, c’est-à-dire la chaleur qu’elles peuvent générer dans les tissus.
Selon l’Agence nationale des fréquences (ANFR), la majorité des téléphones commercialisés en France affichent un DAS compris entre 0,3 et 1,5 W/kg. Ces valeurs restent largement en dessous du seuil autorisé, mais certaines études montrent que l’exposition cumulée peut varier selon la position, la puissance du signal ou encore le mode d’utilisation.
Les autorités sanitaires imposent des seuils stricts pour éviter tout risque thermique ou biologique.
Les deux principales normes reconnues sont :
Ces deux méthodes ne sont pas directement comparables : la mesure américaine est plus stricte, car elle évalue la concentration sur une zone plus petite.
Pour être commercialisé légalement, tout smartphone doit respecter ces plafonds. Avant d’être mis sur le marché, chaque appareil subit une série de tests réalisés par des laboratoires indépendants agréés.
🔎 À noter : depuis 2020, la France exige également la publication du DAS tronc et du DAS membre (tête, corps, mains), car les usages ont évolué avec les écouteurs Bluetooth, les montres connectées et les poches de pantalon.
Un smartphone ne transmet pas toujours la même quantité d’ondes. Plusieurs paramètres influencent son taux d’émission :
Ainsi, deux modèles d’une même marque peuvent présenter des écarts notables : un Samsung Galaxy S22 peut afficher un DAS tête à 0,46 W/kg, tandis qu’un Xiaomi Redmi Note 12 dépasse parfois 0,9 W/kg. Tous deux restent conformes, mais le second émet davantage.
Le DAS élevé ne signifie pas danger immédiat. Les limites fixées intègrent déjà des marges de sécurité importantes (généralement un facteur 50 inférieur au seuil où des effets biologiques sont observés).
Cependant, certaines études épidémiologiques interrogent les effets d’une exposition prolongée, notamment chez les gros utilisateurs.
D’après une étude publiée par l’OMS, aucune preuve scientifique solide ne démontre de lien causal entre l’utilisation du téléphone mobile et les tumeurs cérébrales.
Mais l’organisme recommande néanmoins d’adopter des précautions raisonnables, en particulier pour les enfants et adolescents, dont les tissus sont plus sensibles aux rayonnements.
👉 En résumé : un DAS conforme à la réglementation ne présente pas de risque connu, mais réduire son exposition reste un principe de bon sens.
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Tout téléphone vendu en France doit afficher clairement ses valeurs de DAS tête, DAS tronc et DAS membre.
Ces chiffres se trouvent :
Selon une enquête réalisée en 2024, près de 67 % des consommateurs ne savent pas où consulter cette information, alors qu’elle est obligatoire. Pourtant, connaître ce chiffre permet de choisir un appareil plus respectueux de la santé, surtout pour les personnes qui téléphonent longtemps ou gardent souvent leur mobile près du corps.