La 5G mmWave représente la version la plus rapide des réseaux mobiles : débits multi-gigabits, latence très basse et usage fluide même en zone dense. Mais cette technologie, encore rare en Europe, est bien déployée aux États-Unis, où les fabricants proposent des versions spécifiques de leurs smartphones capables d’exploiter cette fréquence très haute.
Parmi les modèles compatibles, deux références s’affrontent : l’iPhone 15 Pro d’Apple et le Pixel 8 Pro de Google.
Derrière les fiches techniques séduisantes, un point essentiel persiste : les deux téléphones n’exploitent pas la mmWave de la même manière.
Apple a intégré la mmWave depuis plusieurs générations d’iPhone, mais uniquement dans ses versions destinées au marché américain.
L’iPhone 15 Pro ne déroge pas à la règle : les modèles vendus en Europe restent limités au sub-6 GHz.
La mmWave américaine exploite ici plusieurs bandes : n258, n260 et n261, lesquelles permettent des vitesses très élevées dans des zones très localisées.
Le bloc mmWave de l’iPhone 15 Pro fait partie des plus optimisés du marché :
En d’autres termes, Apple a soigné l’intégration — ce qui se ressent dans la stabilité du signal lorsqu’on reste dans une zone de couverture cohérente.
Même si l’hardware est solide, les retours américains soulignent deux limites :
Apple privilégie la température avant la performance continue. Résultat : l’iPhone atteint des pics très élevés, mais peine parfois à les maintenir.
Google propose également une version mmWave du Pixel 8 Pro, principalement pour les opérateurs américains.
Sa fiche technique affiche une compatibilité accueillant plus de bandes que l’iPhone (n257, n258, n260, n261).
Le choix de Google d’intégrer un modem géré par le processeur Tensor G3 offre plusieurs avantages :
Le Pixel 8 Pro a souvent été salué pour sa capacité à capter la mmWave dans des zones où certains concurrents n’y parviennent pas.
Cependant, les retours mettent en lumière plusieurs comportements dérangeants :
Ainsi, si la compatibilité du Pixel est large, sa stabilité n’atteint pas forcément celle de l’iPhone dans les tests d’endurance.
Dans les tests comparatifs effectués aux États-Unis par des utilisateurs et technophiles, un constat revient régulièrement : les deux téléphones atteignent des vitesses multi-gigabits, mais pas dans les mêmes conditions.
En résumé : iPhone plus rapide lors de l’amorce, Pixel plus linéaire sur la durée, mais tout dépend du réseau et de l’emplacement exact.
Les différences techniques entre les deux modèles expliquent une grande partie des écarts observés.
Apple collabore étroitement avec Qualcomm pour son modem 5G. Leurs antennes latérales dédiées au mmWave sont très bien intégrées dans le châssis en titane.
Leur système privilégie une captation directionnelle cohérente, ce qui évite les micro-coupures fréquentes.
Le Pixel adopte une architecture où les antennes sont un peu plus réparties.
Cela lui permet parfois de mieux accrocher la mmWave lorsqu’on change légèrement d’orientation, notamment dans les rues étroites.
En revanche, son système de gestion de puissance est moins agressif que celui de l’iPhone, ce qui lui permet de maintenir des débits plus homogènes… au prix d’une consommation plus élevée.
La mmWave n’existe aujourd’hui que dans des zones très précises :
Dans ces conditions :
Après avoir comparé la compatibilité, les antennes, la stabilité, les tests terrain et la gestion du réseau, voici la synthèse :
Idéal si :
Ses points forts :
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Pertinent si :
Ses avantages :